Contournement sud-ouest de Vichy : un projet mal engagé (envoyé le 01/06/2013)

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Le projet d’un nouveau pont au sud de St-Yorre, lié au projet de contournement sud-ouest de Vichy, est bloqué depuis que son autorisation inter-préfectorale a été annulée par le Tribunal Administratif à la suite de la plainte déposée par la FRANE (Fédération Régionale des Associations de Nature et d’Environnement).
Une nouvelle enquête publique au titre de la Loi sur l’Eau vient de se terminer le 31 mai 2013, sur la base d’un projet révisé présenté par le Conseil Général de l’Allier. Malheureusement, celui-ci n’a pas suffisamment tenu compte des observations faites sur la prise en compte des impacts environnementaux de ce franchissement supplémentaire de l’Allier et des protections l’accompagnant, qui réduiraient fortement l’espace de divagation de la rivière dans un secteur à forte capacité d’expansion des crues. Or on le sait bien, la rivière a besoin de se recharger en sédiments par érosion de ses berges, sous peine de voir aggraver encore, par le blocage qu’engendrerait le nouveau resserrement de son lit, les dégâts et problèmes entrainés par la gestion ignorante et sans scrupules des décennies passées : enfoncement du lit, réduction de la nappe phréatique d’accompagnement, déchaussement des ponts et digues, altération de la capacité de renouvellement des milieux naturels, perte de biodiversité, etc.
C’est donc un enjeu très important, pour la rivière comme pour les populations riveraines alimentées en eau potable par ces nappes souterraines, d’éviter désormais, voire de réduire, les impacts engendrés par les infrastructures de franchissement de l’Allier, nécessaires à la vie locale et aux échanges entre les territoires.
C’est pourquoi Allier Sauvage a pour la deuxième fois déposé ses observations auprès de la commission d’enquête publique et suggéré plusieurs ré-orientations du projet.
Il reste à souhaiter que la commission d’enquête publique ne rende pas le mauvais service aux collectivités de remettre à nouveau un rapport favorable comme si de rien n’était, sans quoi celles-ci risquent fort de se heurter à une nouvelle annulation de l’autorisation du projet…
Mais le plus inquiétant, c’est que le jour même de notre déposition à l’enquête publique, on pouvait voir les camions d’un entrepreneur local décharger des déblais à l’amont immédiat du site en question, formant à quelques mètres de la rivière un énorme dépôt de matériaux divers, et cela très certainement en toute illégalité. Avec quelle autorisation ? Avec la bénédiction duquel de ces élus locaux, si unanimement mobilisés pour défendre le projet contre vents et marées ? Un avenir proche le dira certainement…

Déposition à l'enquête publique du 31 mai 2013

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Contournement sud-ouest de Vichy : un projet mal engagé (01/06/2013)
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